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Les CSPI bientôt gérés sous forme de Segma


 

  

 

                  SPORTS                                                                                                                            20 Octobre 2015 - 18:26

  Abderrahman Ichi,LE MATIN    

Centres sociaux sportifs de proximité intégrés   

Les CSPI bientôt gérés sous forme de Segma

 

 

 

Tout le monde s’accorde à dire que les centres socio sportifs de proximité intégrés (CSPI) lancés il y a quelques années ont réussi à ramener de la joie dans les quartiers où ils ont été implantés dans les différentes villes du Royaume. Quelques années plus tard, force est de constater que plusieurs d’entre eux tombent déjà en ruine. Certains sont déjà fermés. La raison invoquée est le modèle mis en place, puisque la gestion est confiée à des associations locales sans aucun cadre juridique ni appel à manifestation. On ignore sur quel critère ces biens de l’État ont été confiés à des associations locales. Au ministère de la Jeunesse et des sports, on assure que ces centres seront dorénavant gérés sous forme de Services de l'État gérés de manière autonome (Segma).

Officiellement, il existe 365 centres socio sportifs de proximités au Maroc opérationnels, 87 à l’étude ou en travaux et 224 en attente de réalisation, soit pour des raisons de foncier ou budgétaire, apprend-on auprès du ministère de la Jeunesse et des sports. 
Ces chiffres sont toutefois nuancés par une source au sein même du ministère qui trouve que les chiffres avancés sont un peu exagérés. Au-delà des chiffres, la vraie problématique qui se pose quand on évoque les CSPI, c’est leur mode de gestion. Aujourd’hui, il n’existe pas de cadre juridique légal qui fixe le mode de gestion de ces infrastructures. Pourtant beaucoup d’argent a été investi pour la réalisation de ces centres. Le coût de la réalisation d’un centre varie entre 500.000 et 6 millions de DH. Tout dépend du type de CSPI.
 
Le montant de la réalisation d’un centre basique avec seulement un ou deux terrains et des vestiaires n’excède pas les 500.000 DH.

Ce type est destiné souvent à des localités rurales. En revanche, ce montant peut atteindre 6 millions de DH si le centre est doté de terrains omnisports, de piscine, de salle polyvalente, de maison de jeunes, de vestiaires, de crèche, de boutiques et de cafétéria. 
Tout cela pour dire que beaucoup d’argent a été investi dans ces projets
 
depuis 2009.

Absence de cadre juridique qui fixe le mode de gestion

Cela peut paraître bizarre, mais c’est pourtant la réalité. Il n’existe aucun cadre juridique qui fixe le mode de gestion de ces infrastructures sportives de proximité. L’absence de cadre légal a favorisé les dérives. Pour assurer leur fonctionnement, le ministère de la Jeunesse et des sports les a confiés à des associations locales, sans préciser sur quel critère il s'est basé pour choisir telle ou telle association. 

Ce mode de gestion associative interpelle aussi au sujet de la partie qui empoche les recettes.

Des Segma pour gérer les centres à l’horizon 2016

Interrogé à ce sujet, Rouh Al Islam Chimi, du ministère de la Jeunesse et des sports, nous a indiqué que dorénavant les centres sociosportifs de proximités seront gérés par des Services de l'État gérés de manière autonome (Segma) à l’instar du complexe Moulay Abdellah, le Grand Stade de Fès ou encore la base nautique de Mohammedia. Et de poursuivre que le but est de passer d’une gestion non réglementaire à une gestion qui obéit aux règles. «Les CSP ont déjà intégré les Segma. Il ne reste plus qu’à désigner des sous-ordonnateurs et des régisseurs pour assurer la gestion optimale de ces centres. Dans les faits, ces derniers commenceront à être gérés sous forme de Segma dès janvier 2016. À la question de savoir où est parti l’argent que les associations avaient récolté lors de la gestion de ces CSPI, Chimi a souligné qu’une fois que les sous-ordonnateurs et les régisseurs seront formés, ils devront aller voir chaque association pour assurer le transfert de l’argent qu’elles ont récolté dans les comptes des Segma si ces associations avaient dégagé des excédents. Même son de cloche chez Yacine Bellarab qui nous a assuré aussi que les CSPI seront dorénavant gérés comme des Segma et non plus par les associations locales.

La Sonarges écartée de la gestion des CSPI

Initialement, c’était la Sonarges qui devait, dans un premier temps, assurer la gestion de ces centres pendant une durée de un ou deux ans jusqu’à ce que leur fonctionnement soit assuré. Ensuite, ils devaient les louer à des privés avec un cahier des charges bien précis de façon à assurer leur entretien, mais aussi à garantir l’accès à ces centres à des prix accessibles. Seulement, la Sonarges, pour des raisons qu’on ignore, a été écartée de ce dossier. Au ministère, on justifie la mise à l’écart de la Sonarges de ce dossier par la crise financière qu’elle avait connue. Que cette thèse de crise financière qui justifie la mise à l'écart de la Sonarges soit vraie ou fausse, la solution mise en place qui consistait à octroyer la gestion aux associations locales n’a pas apporté de solution aux problèmes et aux dysfonctionnements qui ont entravé la bonne gestion des centres sociosportifs de proximité. Au bout du compte, ces CSPI, qui étaient destinés à démocratiser la pratique du sport dans notre pays, puisque la Constitution marocaine a érigé le sport en droit constitutionnel, n’ont pas joué jusqu’à présent leur véritable rôle. La base des pratiquants du sport au Maroc n’a pas vraiment évolué, celle des licenciés sportifs non plus. 

 


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